Vous êtes peut-être, en ce moment même, à la recherche d’un créatif ou d’une agence pour vous accompagner dans votre projet visuel ? Que ce soit pour élaborer un logo, une identité visuelle, ou un site internet, vous vous demandez sans doute qui est le mieux qualifié pour vous aider. Mais en fin de compte, quels sont les critères qui permettent d’évaluer la qualité d’un créatif ?
Bien sûr, la première chose qui vient à l’esprit, c’est la maîtrise des outils. Être capable d’utiliser correctement l’ensemble des logiciels et techniques existants pour concrétiser une idée sur un support tangible semble être fondamental.
Aucun graphiste ne vous livrera un logo griffonné sur un bout de papier, et si un web-designer construit votre site internet à partir d’Excel, prenez la fuite le plus loin possible… Cependant, bien que la maîtrise de ces outils soit une condition sine qua non pour être reconnu en tant que créatif, elle ne garantit pas la qualité du travail.
Autrement dit, tout le monde peut apprendre à maîtriser un outil avec un peu de patience, de persévérance, de bienveillance… et de YouTube. (J’ai failli écrire « résilience »)
Mais alors, sur quoi se baser pour juger ?
Vous pourriez me dire que comprendre la demande d’un client c’est simple. Il suffit d’écouter. Le client exprime un besoin, le créatif y répond, emballé c’est pesé. Rien de compliqué, pas besoin d’être sensible pour ça.
Cependant, évidemment, ce n’est pas si simple. Pour creuser davantage, il est essentiel de faire la distinction entre « le besoin » et « la demande ». (Attention c’est là qu’on se la péte un peu)
Le besoin est souvent ce qui nous apparaît comme une exigence, une nécessité. Il peut être généralement formulé de manière claire.
Le client n’a aucun mal à exprimer son besoin.
« Bonjour, j’ai besoin d’un logo. »
En revanche, la demande est sous-jacente à l’expression du besoin. La demande cherche à obtenir quelque chose, et dépend de la prise de conscience que nous avons de cette chose. Et c’est souvent ce qui est le plus difficile à exprimer pour le client.
« Je suis conscient que mon logo ne reflète plus les valeurs humaines que prône ma société. Je demande donc d’intégrer cet aspect dans mon logo. »
« Je suis également conscient que je ne dois pas bouleverser les codes établis. Je demande donc de ne pas modifier la typographie. »
Il est extrêmement complexe pour le client d’avoir une vision aussi précise de sa demande visuelle, car cette démarche nécessite une distance qui ne peut être que le fruit d’une perspective extérieure. (Cette « perspective extérieure » c’est le créatif… au cas où vous n’auriez pas suivi)
Il revient donc au créatif d’identifier les besoins non exprimés et de les traduire en demandes visuelles pertinentes. Et cette compétence, nous l’appelons la sensibilité.
Lorsque vous évaluez un créatif, il est crucial de regarder au-delà des compétences techniques et de la créativité brute. La sensibilité distingue un créatif compétent. Elle lui permet de saisir l’essence cachée des projets et de transformer les besoins non exprimés en demandes visuelles frappantes.
C’est pourquoi chez Cominup, nous accordons une importance primordiale aux échanges informels avec nos futurs clients. Souvent, ce sont les discussions détendues qui en révèlent davantage que les réunions strictement programmées.
Alors, que diriez-vous d’un café ? Nous parlerons de vos besoins plus tard